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lundi 28 janvier 2013

Mieux vaut faire son plein à poil qu'en pull à poils...

Aujourd'hui, comme prévu, j'ai passé mon training de sécurité électrique générale. En plus d'être apte au travail, c'était très instructif. 1st rule : ne pas mettre les doigts dans la prise, véridique. C'est vrai que ça va mieux en le disant. Je suis aussi au fait des spécificités de l'électricité américaine : 110-120V, 60Hz (ce qui ne change pas grand chose si on met les doigts dans la prise, on sera choqué 120 fois/s au lieu de 100 fois/s) ; Je sais maintenant qu'il ne faut pas mettre les doigts sur les capacités de son micro-onde quand on le démonte; je sais qu'il ne faut pas brancher des rallonges en série, surtout pour mettre un radiateur au bout sous peine de voir fondre les rallonges et/ou les câbles; je ne changerai plus une ampoule de la même manière qu'avant. Au lieu de simplement éteindre l'interrupteur, je mettrais hors service le circuit d'alimentation propre de l'éclairage, ok, et j'ajouterais un cadenas au disjoncteur pour éviter que quelqu'un ne remette le courant pas erreur, ah oui, j'y avais pas pensé...
Puis on a parlé des arcs électriques. Putain, ça c'est du gros. L'éclair est un arc électrique naturel. Et le Nouveau-Mexique est l'état qui compte le plus grand nombre d'éclairs aux USA (et peut-être dans le monde). Flippant. D'ailleurs il y a même une installation artistique dans le désert du Nouveau-Mexique (Diaart) où les éclairs sont guidés par des piquets métalliques régulièrement plantés dans le sol.
 
installation du DIAART
 
Il y a bien sûr les arcs électriques qui peuvent aussi se produire dans les installations électriques à très haute tension, plusieurs milliers de Volts. En effet, il faut que la tension accumulée d'un coté, soit supérieure à la rigidité diélectrique de l'air qui est 3600 volts/mm. Ces arcs électriques peuvent sérieusement nous brûler. Il y a enfin les petits arcs électriques que l'on produit nous même. Et j'en viens à une question qui me taraude depuis que je suis arrivé à Los Alamos. Pourquoi je me prends des dizaines de choc électrique par jour ?! Dès que je touche la rampe de mon escalier, ma voiture, un interrupteur, la moquette, mes lunettes, mon ordi, quelqu'un (enfin, ça, ça n'arrive pas souvent)... je me prends un putain de choc électrostatique. La réponse est venue dans ce cours. Alléluia !!! Merci M. l'instructeur : c'est que l'atmosphère est tellement sec ici et il fait tellement froid que l'humidité de l'air est presque nulle. Humidité quasi nulle = conductivité de l'air quasi nulle. Les électrons que j'arrache à longueur de journée en me frottant un peu partout comme un sale, ils s'accumulent sur moi au lieu d'être relâcher dans la nature. Et dès que je touche un matériau conducteur, bing ! D'ailleurs, il faut que je fasse gaffe en faisant le plein de ma voiture, étincelle + essence = feu, et ça n'arrive pas si rarement que ça au Nouveau-Mexique. Moralité, mieux vaut faire son plein à poil qu'en pull à poils...
  
 
Enfin pour finir, M. l'instructeur nous a appris comment ne pas se faire bouffer par un puma. Si si. C'était un exemple concret sur comment se prémunir contre les dangers de l'électricité. L'instructeur a pris l'exemple du randonneur bien préparé contre les dangers de la rando. Il doit se munir d'une carte ou mieux d'un GPS, prévenir un ami de son trajet, prévoir des vêtements chauds si la météo change, de l'eau et de la nourriture s'il est perdu et doit passer une nuit ou deux dans la nature, et surtout ne pas oublier de prendre le fameux spray anti-ours. On avait fait le tour des dispositifs de sécurité. Manquait juste comment sécuriser sa rando contre l'attaque d'un puma (il y en a pas mal qui trainent dans la région). Aucun spray n'existe. Une arme, c'est bien, mais faut voir le puma avant qu'il attaque, bien visé, bref, c'est mission impossible. Alors quoi ? C'est quoi la solution, putain ! Je veux pas crever dans les canyons de Los Alamos, seul, avec mon spray anti-ours qui sert à rien. Il existe bien une solution, que M. l'instructeur a eu la gentillesse de nous faire partager. Prenez-en note (juste au cas où). Le puma est réputé s'en prendre au plus petit du groupe. Donc une solution est de ne pas partir seul, mais accompagné. Cette personne devra être judicieusement choisie pour être de petite taille (attention, on est toujours le plus petit de quelqu'un, se méfier d'une invitation surprise en rando). Si vous n'en connaissez pas, c'est le moment d'ouvrir votre cercle d'amis. Si vous êtes en famille, les enfant devraient faire l'affaire. Malheureusement, tout bon parent qui se respecte tient à ses enfants. Reste alors comme seule solution, de prendre un petit chien auquel vous ne tenez pas trop (pas la peine de lui trouver un nom, vous commenceriez à vous y attacher). Et voilà, vous êtes prêt à faire une bonne rando en famille dans les canyons de Los Alamos. Avis aux amateurs !
 

vendredi 25 janvier 2013

Roadtrip in Northern east part of New-Mexico (part 1)



Comme promis, voici la suite de mes aventures à l’autre bout du monde.
Il est samedi matin midi, j’ai installé ma cam high tech dans ma nouvelle voiture et j’ai mon appareil photo sur les genoux.  Je quitte  ZHE Frenchy pour rejoindre ma 1ère étape, Las Vegas, la vraie. Je m’explique, Las Vegas Nevada (actuellement capitale du vice mais originellement fondée par des mormons !) n’était encore qu’un désert inhospitalier que Las Vegas New-Mexico devenait l’une des cités les plus importantes de tout le sud-ouest américain grâce à l’arrivée du train. Elle fut fondée par les mexicains en 1835, lorsque cette partie du monde était encore sous domination mexicaine. A la fin du XIX siècle, elle abritait la plus grande concentration de desperados et de hors la loi de tous les Etats-Unis, avec des personnalités telles que Billy the Kids, Jesse James, Doc Holliday, Wyatt Earp…. Actuellement, près de 30% de la population (majoritairement d’origine hispanique) vit sous le seuil de pauvreté. Et pour la petite histoire, le film des frères Cohen, No Country for Old Men, a été majoritairement tourné là-bas. Vous voilà donc bien informé sur la vraie Las Vegas, de quoi briller en société. Non, non, ne me remerciez pas, c’est fait avec plaisir !
Bref, pour arriver à Las Vegas, il faut d’abord contourner les montagnes de Sangre de Cristo. Sur le chemin, je croise quelques pueblos avec leur cimetière aux tombes décorées et des ranchs. Mais la plupart du temps, il n’y a rien.
Cimetière

une route qui tourne
un ranch

oh, encore un ranch

une route qui tourne pas
Lorsque j'arrive à Las Vegas, je suis surpris de voir que chaque terrain est délimité par un haut grillage qui protège des maisons "en carton" à l'américaine et un jardin qui ressemble le plus souvent à un terrain vague. Je fais un petit tour dans la ville avant de me diriger vers la old town et sa place typique. Je filme tout ça pour garder une trace quand j’aperçois (1ère vision) un max de personnes attroupées aux abords d’une église. Tiens un mariage, me dis-je, on est samedi après tout. 2ème vision : des gyrophares. Des voitures de police entourent cet attroupement. Bizarre quand même pour un mariage. C’est peut-être un député ou un sénateur qui se marie sous protection rapprochée, me dis-je. 3ème vision : tout le monde est vêtu de noir. Pour un mariage, ça devient glauque. Et puis les gens pleurent. J’arrête de filmer immédiatement (par respect, le voyeurisme, ça va un moment, et surtout par flippe. A leur place, je serais vraiment vénère qu’un putain de touriste vienne filmer tout ça). Donc vous n’aurez pas d’images de la scène. Je peux juste vous dire qu’il y avait pas mal de voitures tunées à mini roues typiques des latinos ou de maxi pickups à maxi suspensions, des motards avec des bandanas à tête de mort leur cachant le visage, des gros balèzes qui faisaient le guet et surtout des policiers un peu partout, sur le pieds de guerre. On se serait cru dans un film de gangsters!
En sortant du périmètre, je me retrouve assez vite sur la plaza de Old Town à l'architecture très farwest, puis j'emprunte la rue aux belles maisons avant de sortir de la ville après avoir traversé l'interminable zone commerciale. Pour preuve, cette vidéo (qui devrait plaire à Luc et Johan, j'espère que la musique ne vous tapera sur le système :-)).


Le reste de l'après midi, je cruise dans la campagne du Nouveau-Mexique en suivant l'ancienne route reliant Santa Fe (qui était alors sur la frontière avec le Mexique) au Missouri. Je traverse à nouveau des ranchs, plein de ranchs !
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/60/1845_trailmap.gif
Santa Fe Trail en 1845 (source : http://www.nps.gov/)
un cheval dans son ranch
encore une route qui tourne
et de 3 !
Coucher de soleil sur ma belle voiture
coucher de soleil sur les grandes plaines de l'ouest
encore une route, mais droite, cette fois-ci
tout comme celle-ci, original, non ?

Et je me pose à Eagle Nest, petite station de montagne, qui est située à coté d'un monument érigé à la mémoire des soldats morts pendant la guerre du Vietnam. Dans l'obscurité, tout seul, l'endroit est assez flippant, avec cet hélicoptère qui semble se crasher sous mes yeux...
L'hélicoptère qui fait peur...
Il est à peine 19h, il n'y a personne dans les rues. Je me dirige droit vers le Saloon et m'enfile une grosse assiette de nachos au green chili suivi d'un burger aussi au green chili, le tout accompagné d'une bière locale. Un vrai festin ! Dans le saloon, nous n'étions que 2, moi et un vieux cowboy, la classe !
Entre mon verre et la moutarde, on aperçoit le chapeau du vieux cowboy (qui c'est aussi enfilé un bon gros burger !).


Bon, il se fait tard, je vais me coucher. Dans le prochain épisode, je vous raconterai comment je n'ai pas écrasé de wild turkeys, comment je me suis retrouvé en haut d'un volcan et pourquoi j'ai dormi dans un hôtel hanté par Billy the Kids et sa clique...

mardi 12 février 2008

Un peu de culture

(attention, y a un jeu de mot, c'est facile).

Bon, il est de nouveau tard ce soir, genre plus de 23h. J'ai encore fini tard ce soir, mais cette fois-ci dans un état normal, seulement exténué. Pourtant, elle avait commencé un peu comme hier. J'arrive tranquille (je vous rappelle que mon programme fonctionnait hier) dans la salle de manip, je salue mes collègues d'un "hi" qui tend à devenir de plus en plus naturel, et là je vois les câbles de ma manip' débranchés. Panique pas Sylvain, c'est la femme de ménage, aux USA, elle fait peut-être les poussières dans les connecteurs ? Non ? Ah, vous avez changé Magma et comme vous êtes gentils, vous m'avez mis une autre version. Ah, merci. Et que lorsque je vais redémarrer le système, tout va être reconnu, ce sera transparent. Ah, suis-je bête, c'est du plug n'play.
Je lance donc le système. Ah, mais pourquoi rien n'est reconnu, pourquoi mon programme, il plante au démarrage alors ? Ah, des fois, le plug n'play, ça marche pas. Ah........ Bon bah, c'est pas grave, je vais me refaire le programme alors. Bah ouaih, faut pas s'énerver, c'est comme ça l'informatique.
Voilà donc que je repasse à peu prêt la même journée qu'hier, les sueurs froides et les jurons en moins. Aujourd'hui, j'étais quelqu'un d'autre. Allez savoir pourquoi...

Je ne vais donc pas vous saouler avec mes ennuies intestinaux et je vais donc vous raconter une petite histoire qu'on m'a racontée ce midi.

C'est l'histoire de la pomme de terre, la patate, et comment elle a joué un rôle très important dans notre Histoire. Ainsi grâce (ou à cause d'elle), on a notre petit président people et non plus un roi (quoique) . Ahah, je commence à vous intéressez !
Bon, vous savez très sûrement que la patate, elle vient d'Amérique du Sud et qu'elle est arrivée en Europe au 16ème siècle par l'intermédiaire des conquistadors Espagnols. Au début, les européens, n'aimaient pas trop la cultiver. Bah oui, la patate, elle pousse dans le sol, elle est mal dégrossie et en plus elle vient d'une contrée où les gens suivent des rites païens. Alors, l'église y met son grain de sel et interdit de cultiver ce tubercule satanique.
Cela dur quelques décennies, pendant ce temps là, on se fait la guerre en Europe. Et le meilleur moyen de gagner, c'est d'affamer le peuple adverse. C'est ainsi qu'on brûle à tout va les champs de mais (encore un truc qui vient d'Amérique du sud), de blé, d'orge... La succession de guerres engendre des famines. Les peuples commencèrent à en avoir marre. C'est ainsi que des gens ingénieux, se sont dits :" eh mais dit donc, quand ils brûlent les cultures, ce qui reste, c'est ce qui est sous la terre", "ah mais oui, tu as raison, et y a bien la patate qui pousse sous terre, mais on a pas trop le droit de la cultiver car elle est satanique !", "on emmerde l'église, nous, on a faim !", "Ouaih, on a faim !". C'est alors que l'église, sous la pression populaire des peuples de l'Europe, céda et autorisa la culture de la pomme de terre. Elle devint même la culture principale dans certains pays comme l'Irlande et la Pologne. Seulement voilà, UN pays, un seul, fit le fier et continua à faire des céréales plutôt que de la patate (Pour des histoires d'exception culturelle ? Parce qu'il faut du blé pour faire des baguettes ? Par fierté mal placée ?). Ce pays, c'est le notre, la France. Mais voilà, après 2 années de sécheresse et de maladies, les réserves céréalières du pays étaient réduites à une peau de chagrin. Plus moyen de faire des baguettes. Comment on mange les rillettes sans pain ? Et le fromage ? Et qu'est-ce qu'on trempe dans le café le matin ? Ca ne va pas, mais vraiment pas du tout !!! C'est alors que le peuple de France commença à s'énerver, un peu, beaucoup, à la folie et vous connaissez la suite.
Ainsi grâce à la pomme de terre, nous sommes en république et nous avons le président que nous avons démocratiquement élu. Merci la patate !

C'était un petit hommage à la pomme de terre, car je vous le rappelle, cette année, c'est L'ANNEE de la patate (c'est pas une blague : http://www.potato2008.org/fr/index.html)

Et puis après tout, vive 2008 (prononcé "uite"), l'année de la frite !!


J'aime bien ma fin, elle va me permettre de rebondir sur ma prochaine niouze, à vous de devenez comment...