Aujourd'hui, comme prévu, j'ai passé mon training de sécurité électrique générale. En plus d'être apte au travail, c'était très instructif. 1st rule : ne pas mettre les doigts dans la prise, véridique. C'est vrai que ça va mieux en le disant. Je suis aussi au fait des spécificités de l'électricité américaine : 110-120V, 60Hz (ce qui ne change pas grand chose si on met les doigts dans la prise, on sera choqué 120 fois/s au lieu de 100 fois/s) ; Je sais maintenant qu'il ne faut pas mettre les doigts sur les capacités de son micro-onde quand on le démonte; je sais qu'il ne faut pas brancher des rallonges en série, surtout pour mettre un radiateur au bout sous peine de voir fondre les rallonges et/ou les câbles; je ne changerai plus une ampoule de la même manière qu'avant. Au lieu de simplement éteindre l'interrupteur, je mettrais hors service le circuit d'alimentation propre de l'éclairage, ok, et j'ajouterais un cadenas au disjoncteur pour éviter que quelqu'un ne remette le courant pas erreur, ah oui, j'y avais pas pensé...
Puis on a parlé des arcs électriques. Putain, ça c'est du gros. L'éclair est un arc électrique naturel. Et le Nouveau-Mexique est l'état qui compte le plus grand nombre d'éclairs aux USA (et peut-être dans le monde). Flippant. D'ailleurs il y a même une installation artistique dans le désert du Nouveau-Mexique (Diaart) où les éclairs sont guidés par des piquets métalliques régulièrement plantés dans le sol.
installation du DIAART
Il y a bien sûr les arcs électriques qui peuvent aussi se produire dans les installations électriques à très haute tension, plusieurs milliers de Volts. En effet, il faut que la tension accumulée d'un coté, soit supérieure à la rigidité diélectrique de l'air qui est 3600 volts/mm. Ces arcs électriques peuvent sérieusement nous brûler. Il y a enfin les petits arcs électriques que l'on produit nous même. Et j'en viens à une question qui me taraude depuis que je suis arrivé à Los Alamos. Pourquoi je me prends des dizaines de choc électrique par jour ?! Dès que je touche la rampe de mon escalier, ma voiture, un interrupteur, la moquette, mes lunettes, mon ordi, quelqu'un (enfin, ça, ça n'arrive pas souvent)... je me prends un putain de choc électrostatique. La réponse est venue dans ce cours. Alléluia !!! Merci M. l'instructeur : c'est que l'atmosphère est tellement sec ici et il fait tellement froid que l'humidité de l'air est presque nulle. Humidité quasi nulle = conductivité de l'air quasi nulle. Les électrons que j'arrache à longueur de journée en me frottant un peu partout comme un sale, ils s'accumulent sur moi au lieu d'être relâcher dans la nature. Et dès que je touche un matériau conducteur, bing ! D'ailleurs, il faut que je fasse gaffe en faisant le plein de ma voiture, étincelle + essence = feu, et ça n'arrive pas si rarement que ça au Nouveau-Mexique. Moralité, mieux vaut faire son plein à poil qu'en pull à poils...
Enfin pour finir, M. l'instructeur nous a appris comment ne pas se faire bouffer par un puma. Si si. C'était un exemple concret sur comment se prémunir contre les dangers de l'électricité. L'instructeur a pris l'exemple du randonneur bien préparé contre les dangers de la rando. Il doit se munir d'une carte ou mieux d'un GPS, prévenir un ami de son trajet, prévoir des vêtements chauds si la météo change, de l'eau et de la nourriture s'il est perdu et doit passer une nuit ou deux dans la nature, et surtout ne pas oublier de prendre le fameux spray anti-ours. On avait fait le tour des dispositifs de sécurité. Manquait juste comment sécuriser sa rando contre l'attaque d'un puma (il y en a pas mal qui trainent dans la région). Aucun spray n'existe. Une arme, c'est bien, mais faut voir le puma avant qu'il attaque, bien visé, bref, c'est mission impossible. Alors quoi ? C'est quoi la solution, putain ! Je veux pas crever dans les canyons de Los Alamos, seul, avec mon spray anti-ours qui sert à rien. Il existe bien une solution, que M. l'instructeur a eu la gentillesse de nous faire partager. Prenez-en note (juste au cas où). Le puma est réputé s'en prendre au plus petit du groupe. Donc une solution est de ne pas partir seul, mais accompagné. Cette personne devra être judicieusement choisie pour être de petite taille (attention, on est toujours le plus petit de quelqu'un, se méfier d'une invitation surprise en rando). Si vous n'en connaissez pas, c'est le moment d'ouvrir votre cercle d'amis. Si vous êtes en famille, les enfant devraient faire l'affaire. Malheureusement, tout bon parent qui se respecte tient à ses enfants. Reste alors comme seule solution, de prendre un petit chien auquel vous ne tenez pas trop (pas la peine de lui trouver un nom, vous commenceriez à vous y attacher). Et voilà, vous êtes prêt à faire une bonne rando en famille dans les canyons de Los Alamos. Avis aux amateurs !













