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lundi 10 février 2014

Home Exchange Asymmetric

J'ai testé pour vous l'échange, le troc, le (fair) trade, redevenus à la mode en cette période de crise, de remise en question de nos modèles de société, rien que ça ! J'ai donc testé l'échange de services mais aussi l'échange de maison (mais pas encore l'échange de femme, je vous vois venir.... J'ai une éthique!!).

Ainsi outre ma mission de mulet, et l'échange de mon maigre savoir-faire contre du matériel en état de marche, j'ai surtout échangé, troqué, mon domicile parisien (un studio mal insonorisé de 20m²) contre celui d'une famille de Santa Fé. Pour que l'échange soit fair, j'ai mis sur mon annonce en ligne plus de 30 photos de mon appartement. Le studio en mode jour, le studio en mode nuit. Photos prises dans les 4 coins de l'appartement. La douche. Gros plan des toilettes. La cuisine. La vue de la fenêtre. Autant vous dire, qu'ils connaissaient mon appartement aussi bien que moi. Rien n'a pu leur échapper. Et c'est donc en pleine conscience qu'ils ont accepté le troc (je m'en suis assuré, je vous jure). Voici le deal : Je passe 3 mois dans une authentique casita datant de la fin 19ème, aux murs en adobe (petit ajout pour vous culturer, merci Sophie :)), composée de 3 grandes pièces, avec tout le kit (cheminée et chauffage au sol, dryer (sèche-linge), douche à l'italienne...). Pendant ce temps, deux sœurs vont devoir vivre ensemble pendant plus de 6 semaines, confinées dans mon studio de 20m² (la surface standard de leur dressing !). Elles devront se faire une place entre l'étendoir à linge et le lit. Et oui, ici, pas de place pour le dryer. Boire de l'eau froide, mais pas glacée, car elles ne trouveront pas de distributeur de glaçon dans le petit frigo. Et le pire de tout, elles devront partager le canapé-lit qui grincera chaque fois que l'une d'elles bougera (j'ai pourtant pulvérisé du téflon sur tous les ressorts avant de partir, mais rien n'y fait). Pas moyen donc d'aller faire pipi discrètement pendant la nuit. De toute façon, elles auraient du allumer la lumière pour éviter de trébucher sur la table basse ou bien l'étendoir à linge. Pour couronner le tout, je viens de leur apprendre que le studio se situe au 3ème étage européen, c'est à dire au 4ème étage américain (et bam! un étage de plus dans ta face). Et oui, comme il faut toujours qu'ils se démarquent de nous autres, ceux de la vieille Europe, en plus de leurs miles, leurs inches... les américains ont décidé de commencer la numérotation des étages à 1 (au lieu du rez-de-chaussé)... Ah oui j'oubliais un petit détail, les deux sœurs ont plus de 70 ans......chacune (pas au total !!)..... Mais les sisters, de vraies pionnières que rien n'arrête, ont déjà trouvé la solution. Elles prévoient d'installer une chaise au 2ème étage pour faire une pause. Et pour les courses, me diriez-vous... elles comptent tout simplement acheter pour plus de 100€ de course (en complétant avec du champagne ou de bonnes bouteilles de pinard s'il le faut) afin d'être livré gratuitement au 3ème étage.... Elles ne vont pas dessaouler pendant 6 semaines...

Pour conclure cette échange, si fair, j'ai été invité plusieurs fois à déjeuner avec les deux soeurs, leur frère, à qui appartient la casita, accompagné de sa femme, de sa fille et de sa petite-fille.

Étranges déjeuners

La femme du proprio est une artiste. Elle peint. Surtout des portraits. Et elle porte des grosses lunettes de soleil, comme celle de Jackie Kennedy. Elle a la peau lisse, très lisse. Et lorsqu'elle commande son repas, elle ne regarde pas la carte, jamais. Ça ne sert à rien. Elle demande ce qu'elle veut. Parce qu'elle le vaut bien. Et lorsque les bagels ont des graines de sésames dessus, s'en est trop. Elle ne mange que la mie au milieu du bagel...
La petite fille s'appelle Calico S. Elle ne parle pas, sauf pour geindre. Elle ne mange jamais ce qu'elle a dans son assiette. Elle dessine sur les tables (ce n'est pas de sa faute, dans chaque resto, on lui apporte le kit enfant: des crayons et une feuille à colorier). Elle écoute sa musique, avec son gros casque rose. Pour entrer en communication avec elle, tout le monde lui parle en langage des signes. Et lorsqu'elle daigne s'adresser à nous, c'est pour nous faire écouter, sur son AïePhone, son spot publicitaire (celui qu'elle a écrit elle-même, "elle est si intelligente ma fille"). Voici le spot : "s'il fait mauvais temps et qu'il y a une averse de chouettes qui s'abat sur votre quartier. Pensez à utiliser une pelle à chouettes pour déblayer votre trottoir". Voilà, c'est tout. Euh, c'est quoi ce délire ? Se sentir obliger de dire "Yes, it's so cute" (ça fait parti du deal, de l'échange (culturel)).
Au fait, pourquoi Calico S (que je demande poliment à la mère). "Le S. c'est pour Sky". Ah. Et Calico alors ? "C'est le nom qu'on donne au chatte avec 3 couleurs (en France on dit "écaille de tortue". C'est moins glamour). Car lorsqu'elle est née, elle avait des tâches de couleurs sur tout le corps. Alors, j'ai pensé tout de suite aux chattes à 3 couleurs. Et je l'ai appelé Calico. Ca lui fitte si bien, hein ?" Euh, c'est quoi ce délire ? Se sentir obliger de dire "Yes, it's so cute" (ça fait parti du deal, de l'échange (culturel)).
Quant à la mère, elle s'emballe lorsque que je décris mon boulot, les os, les microfissures, tout ça, tout ça. Elle embraye alors sur le cancer des os de son père. Des trous qu'on lui a faits dans les os. Du comblement osseux (thérapie cellulaire à partir de cellules souches. Trop coooool). Puis de la rechute et des tumeurs grosses comme des oranges dans le cerveau, qu'on devait lui enlever une à une. C'est bon, c'est bon, on mange. Arrête. Arrête je te dis. J'ai compris. Elle est de plus en plus chaleureuse avec moi (faut dire que je lui ai parlé de mon épisode Urgence, "It's so painfull, you should have called me to drive you to the emergency. It's so horrible..."). Elle me ramène chez moi en voiture avec tout le reste de la famille. Et au moment de nous quitter, elle me propose de sortir "together sometime, if I get bored". C'est gentil, mais ça va aller. Je vais m'arrêter là dans les échanges. Et puis je vous l'ai déjà dit, j'ai une éthique !

L'Amérique, c'est incroyable :) ! Like it !

L'échange, le troc, le (fair) trade : CHECK !

 mon modeste intérieur
 Remarquez les peintures et autres dessins qui recouvrent les murs de ma casita...
 Tas de neige devant la fenêtre de ma chambre. C'est là, où les voitures-chasse-neige entasse la neige dès 5h du matin pour que les routes soient déblayées à temps pour aller au travail.
  Façade en adobe de ma casita. So cute !

Ma rue, West Manhattan Avenue. Ça claque, non ?
Et les autres rues de mon quartier.
Je suis à 5min à pieds de la gare de Santa Fe.
La warehouse des moins de 21 ans. No alcohol !
Et une boutique spécialisé dans les boots de cowboy pour tous les goûts.

mercredi 13 février 2013

Moi, Sylvain, Châtelain.

Que c'est agréable de se faire réveiller le matin, par les premiers rayons de soleil. Ils se frayent un chemin à travers la véranda pour ensuite passer par la fenêtre de ma chambre. Il me réchauffe lentement le visage. C'est délicieux. Je me lève, encore tout chaud, les yeux endormis. Une bonne douche chaude me tire tout doucement des bras de Morphée, pendant qu'une musique douce s'élève dans toutes les pièces de la maison.  Ce sont les bienfaits de la domotique. Je prépare mon Chai Tea Latte sucré au sirop d'agave, aux nombreuses vertus médicinales. L'eau bout dans la casserole. J'en profite pour sortir voir si le facteur est passé. J'ouvre la porte d'entrée. Mes yeux sont instantanément éblouis par une lumière étincelante. Après quelques instants d'adaptation, je m'aperçois qu'il a neigé cette nuit. Le jardin, la cour, la sortie de garage, les trottoirs longeant ma demeure sont recouverts d'une épaisse couche de neige encore immaculée. C'est beau et reposant. La neige étouffe les bruits venant de la ville. Je petit-déjeune dans le salon, installé confortablement dans mon canapé trois places. Il est déjà presque 8h30, je m'arrache des gros coussins moelleux pour me brosser les dents, et entretenir ma peau desséchée à cause de l'air sec de la région. Je jette un dernier regard au miroir, qui me renvoie l'image d'un homme serein. Je prends mon sac contenant mon ordinateur de travail et ma tenue de Yoga. Je me dirige jusqu'à mon coupé Honda, resté à l'abris de la neige, sous le auvent, à coté de la remise et du garage. Avant de partir, je m'acquitte de ma tâche de citoyen. Je récupère la pelle à neige dans la remise et j'enlève la neige de mon trottoir situé coté Orange Street. Puis j'enlève la neige de mon trottoir situé coté 35th Street. Je fais attention à ne pas obturer la bouche d'égout, une famille de raton laveur y habite. J'ai le plus grand trottoir du voisinage et je ne souhaite pas qu'un de mes charmants voisins se blesse. Cette besogne terminée, je rentre dans ma voiture et quitte ma demeure pour rejoindre mon travail. Qu'il fait bon ce matin de se prendre pour un châtelain....

  
Mon garage, ma descente de garage, mon abris, ma remise, mon coupé Honda, coté Orange Street

  
Ma demeure, et mon trottoir qui fait l'angle des rues Orange Street et 35th Street. Remarquez la bouche d'égout, sur la gauche, juste à coté de la borne incendie. Mes voisins raton laveur y vivent en famille.

  
Le Châtelain dans sa propriété !

Sinon ce soir, je reviens de ma toute 1ère séance de Yoga de my entire life ! C'est Mini Frenchette qui m'a motivé et qui m'a accompagné. Elle a l'habitude d'y aller 2 fois par semaine. La séance de Yoga a lieu dans l'église luthérienne de Bethléem. Et pour cette 1ère, je vous laisse deviner quel était le thème de la séance... on est en Février.. vous voyez des cœurs et du rose un peu partout depuis quelques jours... le 14 c'est demain... Et oui ! J'ai eu droit à une séance Yoga spéciale St Valentin.... tous les exercices de souplesse et d'étirement nécessitaient d'être en harmonie avec son/sa partenaire. Je me suis donc retrouvé dans des positions de fou avec ma partenaire de boulot, Mini Frenchette ! Sympa le Yoga, j'y retournerai ! 
 

lundi 11 février 2013

poker, barber, Matador, interview and hybrid

Je sais que vous l'attendez tous, voici la niouze du week-end ! Comme je suis gentil, j'ai mis des mots clés dans le titre.
Commençons par POKER : Vendredi soir, je sors du labo le dernier. Fermeture des lumières du lab, fermeture des lumières des bureaux. Rien de prévu pour la soirée. Programme Labview laissé inachevé. La soirée s'annonce un peu morose. Je passe une partie de la soirée affalé sur mon canap. Je sirote une binouze, mange quelques tortillas. Je m'abreuve, passif, d'épisodes de real TV vraiment mortels (comme Lizard Lick Towing ou Bulkwild, heureusement je peux mettre les sous-titres sur ma grosse TV).
 

 
Quand je reçois un texto. Zhe mini frenchette me propose un POKER. Ma soirée est sauvée :-) ! Elle m'envoie l'adresse. Je prends un pack de 6 et c'est parti. Je me laisse guider par mon GPS, je n'ai aucune idée de ma destination finale. La maison se situe à flanc de montagne, sur les hauteurs de Los Alamos. Elle est huge ! A l'intérieur, je retrouve Zhe mini Frenchette, un collègue, quelques personnes que j'ai rencontrées dans un bar, les autres me sont totalement inconnus. Ils sont tous autour de la table et finissent leur partie de POKER. Ils ont vraiment l'air de s'y connaitre. C'est bientôt à mon tour de jouer. Problème, j'y ai joué 3 fois dans ma vie, pas assez pour me souvenir des règles. En plus je n'ai aucune idée du vocabulaire anglais spécifique au POKER. Heureusement, Mini Frenchette a son AïePhone avec elle. On  lit les règles rapidos et on décide de faire l'équipe des frenchies (original). On mise nos 5$. Autour de la table, les gens sont un peu nerveux. C'est le moment de la distribution des cartes. Lorsque les gens retournent leurs cartes, ils commencent à se détendre et certains ont même un rire nerveux. Lorsque Mini Frenchette prend nos cartes en main, elle manque de les laisser tomber, les joues rougies.... Et il y a de quoi en effet. Nous allons jouer avec un jeux de carte où les chiffres sont pratiquement invisibles, masqués par des scènes de cul incroyables. Quand le 2, est assez soft (genre un attribut masculin en érection), je vous laisse imaginer l'AS ! La partie va être tuff ! On joue le bluff à fond, on perturbe les pros. Après 1 heure de jeu, il ne reste plus que nous, la french team et Ryan, le mec qui a déjà gagné les 2 parties précédentes. Après avoir joué un peu avec ses nerfs, on jette l'éponge ou plutôt les cartes de cul pour finir 2ème. Pas mal pour des débutants. Et en plus, on repart avec une partie du magot, tel que prévu par les règles en vigueur ici, soit 10$. On n'a pas perdu notre soirée :-) !
 
Second indice dans le titre : BARBER. Samedi, c'est le jour de Skype, surtout quand dehors il y a une tempête de neige qui refreine toute velléité de rando. J'en ai donc profité pour skyper avec Brozer, avant d'enchainer un Skype avec mes Collocs de Bondy. Mine de rien, il est déjà 14h. Aussi pour ne pas perdre ma journée, je me fixe comme objectif de me faire couper les tifs. J'aime bien me faire couper les cheveux à l'étranger (comme en Thaïlande, où elles ont du s'y mettre à 2, une qui lit le manuel de la tondeuse, tandis que l'autre tondait....). A Los Alamos, Il n'y a qu'un coiffeur, le BARBER Shop et il prend sans rendez-vous. Pas grave j'ai tout mon temps... Que n'avais-je pas dit ! Je suis arrivé chez le BARBER à 14h30 et n'en suis ressorti qu'après 17h ! Pourtant, avant moi, il n'y avait que 4 clients. Un jeune de 16 ans qui s'est fait faire une vraie coupe d'iroquois, avec la bénédiction de sa mère, un militaire qui avait son groupe sanguin cousu sur sa pochette, un mec d'apparence normal et un geek (qui n'a pas lâché sa Gameboy de l'après-midi). Le temps d'attente était tellement long, que j'ai bien failli m'endormir plusieurs fois sur mon siège. Quand ce fut mon tour, j'étais complètement léthargique sur le fauteuil du coiffeur.... qui profita de mon état de faiblesse avancé pour faire ce qu'il voulait de moi ! Putain, mais il fait quoi là ?!! Le temps que je sorte de mon état comateux avancé, qu'il avait déjà raser les poils (qui n'était encore que du duvet) sur mes oreilles !! Drôle de tradition ricaine. Fait chier, je vais avoir du poil aux oreilles maintenant... sauf si je continue à les raser... La loose...
 
Troisième indice : MATADOR. On est toujours samedi, mais il fait nuit, et il est grand temps de rejoindre Zhe Frenchie à Santa Fé. Son repère est presque devenu ma seconde maison. J'y ai maintenant mes petites habitudes. Mon duvet, mon drap et ma serviette de bain m'attendent tranquillement dans un coin de la maison. Nous partons manger un méga assiette de nachos dans un coin inhabituel pour moi, le Second Street Brewery, avant de reprendre nos habitudes en prenant un nos margaritas au Del Charro, avant de finir la soirée au famous MATADOR. Je suis sûr que le videur commence à me reconnaitre !
 
Quatrième indice : INTERVIEW. Dimanche, je décide de visiter Santa Fé de jour, ce que je n'avais pas encore fait :-) ! Equipé de mon fidèle appareil photo, j'arpente les rues de la ville en direction de Canyon Road, la route, non pas du canyon, mais des galeries d'art, et oui, Santa Fé grouillent d'artistes et d'amateurs d'art. Je commence par le centre ville, là où je commence à avoir mes habitudes le soir. Mais à quoi ça ressemble de jour ? C'est plutôt très mignon. La lumière est bonne. Je prends mon temps pour faire certaines photos, ce qui ne manque pas d'attirer les gens. Tout d'abord un couple de professeurs retraités qui viennent du New Jersey, mais qui vivent en Floride pendant l'hiver. Puis un drôle de trio. Je les aperçois traverser la route avec une caméra et un micro. Je les vois tourner autour de moi. Je m'écarte de leur champ de vue pour ne pas gêner. Ils me suivent. Bizarre. C'est là que le caméraman me fait signe de rester. OK, je marche dans leur direction, jouant mon rôle de figurant à merveille, avec ma plus belle démarche, celle des beaux jours, quand je me prends à rêver que toutes les filles aux environs ne regardent que moi. Je suis parfait :-) ! Mais ça ne leur suffit pas. La plus jeune du trio me tend un micro et commence à me parler japonais. Ah ! Qu'est-ce qu'elle veut ? C'est là que la 3ème, me fit la traduction. J'ai donc été INTERVIEWE pendant une petite dizaine de minutes par la TV japonaise. Ils voulaient avoir mon avis de photographe sur la ville et son architecture typique. Moi, photographe, j'étais enfin :-) ! Le reste de l'après-midi, je me suis baladé dans canyon road, au milieu de centaines de sculptures énormes et souvent kitchs d'indiens torse nus tirant à l'arc, ou bien de scènes de chasses.
 
Cinquième indice: HYBRID. Quand on est à pieds dans un environnement dédié à l'automobile et qu'on aime bien les voitures (mais pas autant que le Gab'), on s'amuse à les mater. Et à Santa Fé, on peut distinguer 3 grandes catégories de voitures : Les 4X4 bien roots, les voitures de Latinos (avec les fameuses mini ou maxi roues) et.... quelque chose qu'on voit plus rarement ailleurs... les voitures HYBRIDS. Je n'ai jamais vu une telle concentration de Prius au km². Une vraie ville de bobos :-) !
 
L'entrée du Matador, le jour. L'endroit paye pas de mine
         
Du Chili, du chili, du chili !!! C'est bon le chili !!!
  
Rues du centre ville
      
Cathédrale, musée d'art contemporain et école de médecine alternative
     
Des maisons typiques
  


 J'aime bien les boites aux lettres américaines. Elles font tellement partie du mythe
     
Des œuvres d'art : des ours grandeurs natures, des mobiles de 4-5m de haut et un des nombreux indiens (l'un des moins pires)
   

      
Un exemplaire des 3 groupes de voitures: l'hybrid, le 4x4 et les grosses roues des voitures de latinos

mardi 5 février 2013

Comment se faire des abdos sans effort ?

Samedi matin midi après-midi, après un ptit dej' vite avalé, nous sommes allés avec Zhe Frenchie voir le Tent Rocks National Monument, aussi connu sous le nom de Kasha-Katuwe (ce qui signifie en langage Keresan Pueblo, les falaises blanches. C'est toujours bon à savoir pour la prochaine fois où vous irez à Etretat, ça rendra le voyage plus exotique). Une petite rando de quelques heures nous fera le plus grand bien pour décrasser la machine. Sur le chemin, nous avons déposé la voiture de Zhe Frenchie, une magnifique décapotable Sebring Chrysler de 15 ans d'âge (voir ici), au garage pour une petite révision (des voyants ont tendance à s'allumer et s'éteindre aléatoirement depuis quelque temps...). C'est situé dans un grand complexe où toutes les marques sont représentées. C'est gigantesque et rempli de voitures. J'ai failli craquer pour un gros pickup Dodge RAM 1500 5.7L 4x4  d'occase, à moins de 20 000$ ! C'est comme un camion, mais le permis auto suffit ! Avec ça, on peut se faire toutes les pistes d'Arizona et du Nouveau-Mexique, même par temps de pluie. Et en plus, on a de la place pour tout le matos de camping.
Bref, fini de rêver, on part pour Tent Rocks qui se situe dans le village Pueblo de Cochiti. Sur le chemin, on s'arrête à l'arabe l'indien du coin. Y a de tout en toute petite quantité (les produits sont alignés sur le bord des étalages, sur une rangée unique). On se prend des barres énergisantes et de l'eau pour tenir le coup, on se fera un bon repas au retour.
La balade dure 2h. C'est assez court, mais nous avons droit à un condensé de quelques unes des plus belles attractions des parcs américains : un slot canyon (comme à Canyonlands)(ce sont mes préférés même si j'ai une petite tendance à la claustrophobie (ça me fait penser à la fois où je croyais être bloqué dans un tiroir ;-)), des stries de couleur ocre dans les roches (comme à Antelope Canyon), des pitons avec des chapeaux (comme à Bryce Caynon)... La totale quoi :-) !

  
Sur votre gauche, votre reporter qui n'hésite pas à tâter du bois ! Sur votre droite, l'entrée du canyon
 
Le fameux slot canyon et Zhe Frenchie pour avoir l'échelle
   
Sur votre droite, de magnifiques stries de différentes couleurs ocres
   
Les américains sont vraiment puritains, ou très candides. Avoir surnommé ces formations rocheuse, les tent rocks, c'est mignon... J'en connais un qui les aurait appelés tout à fait autrement ;-) !
Et enfin, un magnifique panorama sur toute la région (on voit au loin le plateau de Santa Fé)
 
Après cette balade de toute beauté, nos sommes retournés à Santa Fé. Nous avons fait une halte dans un très bon resto de quartier où nous avons pu remplir notre estomac d'une nourriture new-mexicaine de qualité. Puis, nous avons rejoint Zhe Frenchette (qui doit faire du pet-housing les 5 prochains jours) dans un bar de Santa Fé, le Del Charro. Et je ne sais pas pourquoi, mais nous avons ri, ri, ri. Je n'ai pas ri comme ça depuis trop longtemps. Entre 2 rigolades, nous nous sommes enquillés quelques succulentes mais néanmoins chargées margarita. Et puis hop, à nouveau la rigolade. Ca partait dans tous les sens. Juste pour le plaisir de rigoler. Puis nous en avons eu marre de rigoler au Del Charro, alors nous sommes partis rigoler au Matador. Où nous avons continué à rigoler jusqu'à ce qu'on nous mette dehors, vers 2:00am, heure de fermeture du Matador. Sur le chemin du retour (à pieds, bien sûr), nous avons continué à rire. Puis dodo, un rictus vissé sur nos lèvres. Le lendemain matin midi, mes abdos n'étaient que douleur et cette douleur se prolongea pendant tout le Super Bowl (soit plus de 4h30 de match, coupure d'électricité de la moitié du stade  pendant 30min comprise).
En conclusion, comment se faire des abdos sans effort, tout simplement en RIGOLANT le plus longtemps possible (6 heures semble être une durée très efficace).