samedi 26 janvier 2013

Roadtrip in Northern east part of New-Mexico (part 2)

Je me lève de bonne heure et de bonne humeur, je ne sais pas pourquoi, mais ça fait plaisir ! Je quitte ma chambre de motel cheap (moins de 45€ la nuit, pour une station de montagne, c'est du jamais vu en France !) pour me chercher un gros casse-dalle qui devra me tenir la journée.

       
 
Je me dirige au hasard et je tombe sur le cowboy café où je me tape 2 énormes pancakes, tellement énormes que je n'arrive pas à finir le 2ème. Un truc de ouf ! La déco du café est assez roots, tout comme le patron. Une vieille vient aussi prendre son casse-dalle. Elle est en déambulateur, au milieu de toute cette neige et de ce froid, c'est une vision à peine croyable (ah oui, j'ai oublié de préciser qu'il fait -30°C quand même. J'ai les poils de nez qui gèlent..). 
 
         

Requinqué, je pars à l'assaut du canyon de Cimarron, puis d'un bout du fameux Santa Fe trail. Je croise des animaux sauvages.... des dindes sauvages non de dieu. Je fais en sorte de ne pas les écraser (j'en connais une qui a failli en écraser il y a 5 ans...).

   

Canyon de Cimarron et un ranch pour changer
   
Croisé la route comme ça, ce n'est pas très prudent grosse dinde sauvage 
 
Je passe par Cimaron et son fameux hôtel St James, un hôtel soi-disant hanté. J'aime bien l'endroit, on se croirait encore au temps du farwest. Puis j'arrive à Raton, qui est la plus grosse ville du coin, juste à la frontière avec le Colorado. Les paysages se font de moins en moins montagneux pour devenir des plaines. Raton est une ville à Motels, il y a en a des tonnes. Il y a aussi . Je croise peu de voitures. Lorsque je descends de voiture pour arpenter le vieux centre ville qui s'étalent sur 2 blocs, je suis carrément le seul à marcher. Je croise un mec à pieds, en short et claquette. Il est juste descendu de sa voiture pour jeter les poubelles de chez lui... D'ailleurs comme je suis le seul à marcher, les gens qui passent en voiture me font un signe de la main. J'ai l'impression de connaitre la moitié de la ville. Je suis une star de Raton ! Au bout d'un moment, quand j'entends une voiture, je m'arrête de marcher, je me tourne vers la voiture: Hi Dude ! (avec la main, hein, ils m'entendent pas !) C'est cool. Ce sera encore plus amusant dans les villages reculés où il n'y a même pas de trottoir et où les gens doivent se connaitre depuis leur naissance.

   

  

  
Après Raton, j'emprunte le "Dry Cimarron Scénic Byway" (en gros l'équivalent du route à bordure verte sur les cartes en papier Michelin). C'est vrai que c'est joli. Comme attendu, je ne crois pas un chat. Ceux que je croise, me font aussi un signe de la main, alors que je suis en voiture. C'est cool. Je me sens chez moi, avec tous mes potes voitures, une grande famille !
 
Je me retrouve sur un plateau enneigé. Au fait, je ne vous ai pas donné ma destination de la journée. En road trip, c'est cool de ne pas vraiment savoir quelle route prendre, mais c'est bien d'avoir un but sinon, pourquoi partir dans une direction plutôt qu'une autre. Alors aujourd'hui, mon but et d'aller voir un volcan éteint, le Capulin Volcano.
 
       
Après avoir passé par la ville de Folsom (à tout casser 30 habitant), fait quelques "Hi Dude de la main" à de parfais inconnus, vu son hôtel en ruine, ses boutiques fermées datant d'un autre siècle et chose extraordinaire, son musée (fermé lui aussi...)), j'arrive finalement au Volcan.

        
 Le musée fermé et son "jardin" en mémoire d'une femme qui a péri en prévenant au risque de sa vie tous les gens du coin d'une inondation imminente.
       
et l'hôtel, et les magasins, eux aussi fermé. Ca doit être joyeux de vivre à Folsom
 
Je paye mes 5$ à l'entrée. La ranger m'explique que le chemin de rando qui va dans le volcan est fermé pour notre sécurité (ahhhh la sécurité, merci mon dieu d'avoir fait en sorte que les states soient aussi sécurisés (sauf les écoles à ce qu'il parait...)). Pas grave, je vais faire une super video de mon ascension (en voiture, bien sûr), ça devrait faire plaisir au moins à Luc et Johan :-). Manque de bol, ma fuc#k!ng high tech cam tombe en rade de batterie (si quelqu'un compte s'acheter la même, il faut prévoir d'acheter au moins 1 autre batterie de rechange...). Tant pis, j'arrive en haut. Le panorama est grandiose, mais je suis à contre-jour pour faire des photos de ouf (pour vous dégouter). Je me rends vers le départ du sentier et là, catastrophe, le chemin qui fait le tour est lui aussi fermé !!! Fu#k!ng sécurité. Je vais donc me contenter des photos en contre-jour (et donc vous dégouter un peu moins...).

       
Le cratère et le panorama vu de la route qui fait le tour du volcan
 
Mine de rien, le soleil commence à se coucher, et il n'y a pas de motels à 100km à la ronde (sauf à Raton, mais c'est un peu comme dormir au F1 sur le bord de l'autoroute). Je me rappelle du fameux hôtel St James et me dis que c'est l'occasion d'aller voir comment c'est dedans.

Je fonce donc direction Cimarron. En chemin, je croise d'autres bêtes sauvages, des deers (qui pêtent pas ceux-là, ou en tout cas je n'ai rien entendu), et des pronghorns, les antilopes nord américaines.

  

Je me fais une séance de photos au crépuscule.

  



 

  
 
Je retrouve enfin l'hôtel St James de Cimarron. A l'accueil, la jeune femme (qui vient d'El Paso, la ville frontière entre le Texas et le Mexique, là où les quartels de la drogue font régner leurs lois) m'accueille avec un large sourire. C'est plutôt bon signe. Je m'enquiers de la disponibilité d'une chambre et surtout de son prix (c'est quand même un des rares hôtels datant du XIXème siècle, un monument classé). Elle m'annonce que j'ai le choix entre la chambre du gouverneur, une suite et plusieurs autres chambres. La classe ! Et que le prix noté à coté de la chambre (entre 150$ et 200$) n'est pas le bon. On est hors saison alors tout est à 70$ ! Mortel, j'achète ! Je me prends la suite nommée Annie Oakley, aussi surnommée The Little Sure Shot of the Wild West. Quand elle s'aperçoit (rapidement) que je suis français elle me dit qu'un groupe de québécois était là la veille. C'était un club, tenez-vous bien, de chasseurs de fantômes. Quoi ?! Oui, oui, vous avez bien entendu. Ils n'ont pas vu d'apparition mais on sentit des "ondes" (houlala, les ondes ça fait peur). Apparemment ce ne sont pas les seuls à venir pour ça dans cet hôtel. Il ait écrit un peu partout à l'accueil mais aussi dans les couloirs, qu'il est interdit de déplacer les meubles, d'allumer des bougies ou d'apporter sa table d'Ouija. Pendant que j'étais là, 2 ados se sont faits choper à invoquer les esprits un peu trop bruyamment et éjecter de l'hôtel.
 
Il y aurait 2 esprits dans l'hôtel qui squattent chacun leur chambre, la numéro 17 et 18. Ouf, moi je dors sur le même pallier mais dans la chambre 10.

        
Ma suite, s'il vous plait. Elle est au 2ème étage, celui des fantômes et ça, ça craint !
        
Les règles de l'hôtel à respecter. Je ne suis décidément pas dans un hôtel comme les autre
En plus d'être hanté, l'hôtel a vu passer entre ses murs tout un tas de personnalités mythiques telles que Buffalo Bill, Billy the Kid, Jesse James, Doc Holliday, Pat Garret, Kit Carson, Wyatt Earp et bien sûr Annie Oaklay qui travaillait sur le show de Buffalo Bill. Il y aurait aussi 26 individus assassinés entre ses murs, faisant de cet hôtel auquel était rattaché un saloon, l'un des endroits les plus violent de l'ouest.

                        
l'escalier qui mène au fameux 2ème...

Bref, j'ai bien trippé, je n'ai rien entendu d'étrange de la nuit, pas même vu une ombre bizarre. J'étais encore une fois presque seul sur place, en témoigne la salle de diner et la réception vide ou presque (il y avait quand même un paquet d'animaux qui m'observaient).

               
La salle à manger et la réception. Ils aiment bien les animaux empaillés.
 
Je suis frais et dispo, pour le 3ème et dernier jour de road trip, où j'approcherai de près, très près le Rio Grande.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, voici 2 liens parmi d'autres:
 

vendredi 25 janvier 2013

Roadtrip in Northern east part of New-Mexico (part 1)



Comme promis, voici la suite de mes aventures à l’autre bout du monde.
Il est samedi matin midi, j’ai installé ma cam high tech dans ma nouvelle voiture et j’ai mon appareil photo sur les genoux.  Je quitte  ZHE Frenchy pour rejoindre ma 1ère étape, Las Vegas, la vraie. Je m’explique, Las Vegas Nevada (actuellement capitale du vice mais originellement fondée par des mormons !) n’était encore qu’un désert inhospitalier que Las Vegas New-Mexico devenait l’une des cités les plus importantes de tout le sud-ouest américain grâce à l’arrivée du train. Elle fut fondée par les mexicains en 1835, lorsque cette partie du monde était encore sous domination mexicaine. A la fin du XIX siècle, elle abritait la plus grande concentration de desperados et de hors la loi de tous les Etats-Unis, avec des personnalités telles que Billy the Kids, Jesse James, Doc Holliday, Wyatt Earp…. Actuellement, près de 30% de la population (majoritairement d’origine hispanique) vit sous le seuil de pauvreté. Et pour la petite histoire, le film des frères Cohen, No Country for Old Men, a été majoritairement tourné là-bas. Vous voilà donc bien informé sur la vraie Las Vegas, de quoi briller en société. Non, non, ne me remerciez pas, c’est fait avec plaisir !
Bref, pour arriver à Las Vegas, il faut d’abord contourner les montagnes de Sangre de Cristo. Sur le chemin, je croise quelques pueblos avec leur cimetière aux tombes décorées et des ranchs. Mais la plupart du temps, il n’y a rien.
Cimetière

une route qui tourne
un ranch

oh, encore un ranch

une route qui tourne pas
Lorsque j'arrive à Las Vegas, je suis surpris de voir que chaque terrain est délimité par un haut grillage qui protège des maisons "en carton" à l'américaine et un jardin qui ressemble le plus souvent à un terrain vague. Je fais un petit tour dans la ville avant de me diriger vers la old town et sa place typique. Je filme tout ça pour garder une trace quand j’aperçois (1ère vision) un max de personnes attroupées aux abords d’une église. Tiens un mariage, me dis-je, on est samedi après tout. 2ème vision : des gyrophares. Des voitures de police entourent cet attroupement. Bizarre quand même pour un mariage. C’est peut-être un député ou un sénateur qui se marie sous protection rapprochée, me dis-je. 3ème vision : tout le monde est vêtu de noir. Pour un mariage, ça devient glauque. Et puis les gens pleurent. J’arrête de filmer immédiatement (par respect, le voyeurisme, ça va un moment, et surtout par flippe. A leur place, je serais vraiment vénère qu’un putain de touriste vienne filmer tout ça). Donc vous n’aurez pas d’images de la scène. Je peux juste vous dire qu’il y avait pas mal de voitures tunées à mini roues typiques des latinos ou de maxi pickups à maxi suspensions, des motards avec des bandanas à tête de mort leur cachant le visage, des gros balèzes qui faisaient le guet et surtout des policiers un peu partout, sur le pieds de guerre. On se serait cru dans un film de gangsters!
En sortant du périmètre, je me retrouve assez vite sur la plaza de Old Town à l'architecture très farwest, puis j'emprunte la rue aux belles maisons avant de sortir de la ville après avoir traversé l'interminable zone commerciale. Pour preuve, cette vidéo (qui devrait plaire à Luc et Johan, j'espère que la musique ne vous tapera sur le système :-)).


Le reste de l'après midi, je cruise dans la campagne du Nouveau-Mexique en suivant l'ancienne route reliant Santa Fe (qui était alors sur la frontière avec le Mexique) au Missouri. Je traverse à nouveau des ranchs, plein de ranchs !
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/60/1845_trailmap.gif
Santa Fe Trail en 1845 (source : http://www.nps.gov/)
un cheval dans son ranch
encore une route qui tourne
et de 3 !
Coucher de soleil sur ma belle voiture
coucher de soleil sur les grandes plaines de l'ouest
encore une route, mais droite, cette fois-ci
tout comme celle-ci, original, non ?

Et je me pose à Eagle Nest, petite station de montagne, qui est située à coté d'un monument érigé à la mémoire des soldats morts pendant la guerre du Vietnam. Dans l'obscurité, tout seul, l'endroit est assez flippant, avec cet hélicoptère qui semble se crasher sous mes yeux...
L'hélicoptère qui fait peur...
Il est à peine 19h, il n'y a personne dans les rues. Je me dirige droit vers le Saloon et m'enfile une grosse assiette de nachos au green chili suivi d'un burger aussi au green chili, le tout accompagné d'une bière locale. Un vrai festin ! Dans le saloon, nous n'étions que 2, moi et un vieux cowboy, la classe !
Entre mon verre et la moutarde, on aperçoit le chapeau du vieux cowboy (qui c'est aussi enfilé un bon gros burger !).


Bon, il se fait tard, je vais me coucher. Dans le prochain épisode, je vous raconterai comment je n'ai pas écrasé de wild turkeys, comment je me suis retrouvé en haut d'un volcan et pourquoi j'ai dormi dans un hôtel hanté par Billy the Kids et sa clique...

mardi 22 janvier 2013

Merci Martin !

Et oui, grâce au révérend Martin Luther King, les américains, en plus d'avoir donné plus de droits aux noirs américain, ont eu la bonne idée de le célébrer le 21 janvier. Et cette année, le 21 tombait Lundi, ce qui m'a permis de me faire mon 1er gros road trip du séjour. Je ne vais donc pas me gêner pour vous le raconter... en plusieurs épisodes (un peu comme comme le dernier film de Peter Jackson, Bilbo le Hobbit, mais en moins boring j'espère !).

Bref, ça commence Vendredi par un petit tour chez Hertz. En effet, je n'ai pas de lave-glace (ce qui est INADMISSIBLE car comment que je fais moi pour faire de belles photos/videos depuis l'intérieur de la voiture qu'on-croirait-que-je-suis-dehors, hein ! Comment ?!) et comme je paye (ou plutôt le lab) pour avoir une belle voiture bien entretenue, je n'hésite pas à aller à l'agence de Los Alamos avant d'aller au boulot. Et puis, j'ai un peu honte, mais je n'ai pas la moindre idée de comment on ouvre le capot de ma voiture, ni où on met le liquide (cela fait tellement longtemps que je n'ai pas eu de voiture à moi à entretenir !). 
Au comptoir, le mec, super serviable, quitte son Galaxy S3 et ses SMS, pour me dire qu'il est en rade de produit en cette période hivernale et qu'il est so sorry, qu'il ne peut rien pour moi. Je pars donc à la 1ère station service pour acheter mon PREECCCIIEUUUX produit et je remplis raz la gueule le réservoir. Je teste, rien... Je retourne donc chez Hertz. Le mec teste, rien... Il semblerait que la pompe soit morte et que je ne puisse donc pas nettoyer mon pare-brise. Je n'ai même pas besoin de faire ma tête de mec en colère (que je ne sais d'ailleurs pas faire) qu'il me propose de changer de caisse, et oui ici, on ne rigole pas avec les normes et la sécurité. Yeehhh ! trop content, je lui fais même cadeau de mon lave-glace en trop.
Et c'est ainsi que je suis passé d'une full size à une autre.
Ma 1ère voiture, une Chevy Malibu

Ma 2nde voiture, une Toyota Camry. C'est assez moche et la couleur ne va pas très bien avec le paysage, mais elle a le bon goût d'avoir la grosse patate (8000tr/min au compteur max !) tout en consomant très peu.

Me voilà paré pour mon Road Trip. Je compte aller voir les cavernes de Carlsbad tout au sud du Nouveau-Mexique, à la limite du Texas, en passant bien sûr par Roswell et en faisant un détour par la tombe de Billy The Kid (quand la masse va voir celle de Jim Morrison). 


Mais avant cela, je vais passer ma 1ère soirée à Santa Fé, la ville branchée/arty/hype/djeuns/spirit/cool, sous la houlette de Jacques, ZHE frenchy. Tout le monde le connait (ou presque) et il connait tout le monde (ou presque). La fille du Cowgirl qui s'occupe du billard, il la connait,... la belle espagnole autour de laquelle une nuée de mecs gravitent, il la connait... l'écrivain super sympa qui a fait Harvard, il le connait... et puis il connait toutes les places où il faut faire la fête à mesure que la soirée avance et que les heures passent. Un truc de fou. Bref, nous avons donc passé une soirée riche, très riche, en compagnie de son pote l'écrivain à écumer les bars de la ville, et en particulier, The Matador, un bar underground de la ville (celui où se donnent rendez-vous, entres autres, les tatoués et les tatouéEs de la ville. Super ambiance. Ca me rappelle les ambiances déjantés de Miami et de Key West que l'on a vécu avec BroZHer Jérôme). La bière et les margaritas ont coulé à flot. Tant est si bien qu'on ne s'est pas couché très tôt. Le réveil s'est donc fait tardif, avec la gueule un peu en vrac. Sur les coups de midi, je me décidais enfin à de quitter péniblement le home sweet home de ZHE frenchy, les idées pas très claires.
Home of ZHE frenchy (à gauche) et sa porte d'entrée (à droite)
Il habite au bout d'une impasse qui donne directement sur une rivière (un canal ?) gelé.
  Et le mieux du mieux pour ceux qui le connaissent peu, SA voiture de kéké. Et même qu'il en a un petit peu honte, même si au fond de lui il la kiffe grave, j'en suis sûr (en tout cas moi, je la kifferais ;-))

C'est ainsi qu'au lieu d'aller au fin fond du SUD du Nouveau-Mexique, je décidais d'aller au fin fond du NORD du Nouveau-Mexique en passant par le vrai Las-Vegas (old school), Eagle Nest, Cimarron (ancien repère de Desperados), Raton, Folsom (regroupement de baraques pourries autour de son hôtel historique en ruine et de son petit musée fermé), le volcan de Capulin, Red River, les gorges du Rio Grande, Taos et Espagnola.


Suite au prochain épisode, où comment je me suis retrouvé au milieu d'un enterrement de latinos surveillé de prêt par la police !

J'adore quand un plan ne se déroule pas, mais pas du tout, comme prévu !


jeudi 17 janvier 2013

C'est (parfois) extraordinaire l'amérique !

Lundi, pour mon premier jour, il a neigé toute la journée, jusque là rien de vraiment extraordinaire.
Panoramique de ma chambre, même pas moyen de voir les montagnes au loin tellement il neige !
En cas de grosse averse de neige, le lab est fermé ou l'ouverture du lab est repoussée à plus tard dans la journée, ce sont les fameux delays. Delay or not delay ? Pour cela, je me suis fié à la voiture de mon voisin qui est restée sur le parking car lui aussi travaille au lab (ce qui ne fait pas de lui quelqu'un d'extraordinaire, tout le monde ici bosse pour le lab). J'ai eu tord, pas de delay. Il a du prendre son vélo (ou marcher ? Ce serait extraordinaire).

En tout cas, il neige à mort et il pèle à mort. Pas moyen de baisser la vitre de ma voiture pour donner mon badge à l'entrée du lab. Elle est collée ! Apparemment je ne suis pas le seul, nombreux sont ceux qui doivent ouvrir leur portière et se contorsionner pour montrer le sesam. Bref, la vitre collée, c'est pas extraordinaire.

Le midi, on part en ville se faire un mexicain (la bouffe, hein ! sinon ce serait vraiment extraordinaire et pas cool pour le mexicain !) et plus particulièrement celui qui s'appelle le Chili Works. C'est le meilleur de la ville et en plus il est pas cher. C'est une vraie gargote de 3m sur 5m sur un parking avec trois latinos enfermés dedans. Le parking est enneigé bien sûr, tout comme le bout de chemin qui mène à la gargote. Comme la neige ça peut faire tomber les clients et ramener des procès perdus d'avance, un des employés est en train de s’affairer à déneiger le chemin. Mais c'est là que cela devient intéressant. Un norvégien, un autrichien ou même un vosgien utiliserait une pelle à déneiger. C'est pratique et efficace bien qu'un peu physique tout de même. C'est pourquoi ici, ils ont trouvé mieux que la pelle..... la torche à propane (telle que ci-dessous) qui fait fondre (doucement mais surement) la neige sur son chemin. La torche à propane pour déneiger, ça, c'est extraordinaire !

http://fr.made-in-china.com/co_kambotec/product_Propane-Torch_henuongeg.html

Je suis retourné le lendemain pour prendre en photo la scène (rien que pour vous, c'est pas beau un tel dévouement journalistique ?!). Résultat, le chemin, qui se trouve sur la gauche, était légèrement plus déneigé que le reste (il est un peu plus sombre, non ? Qu'en pensez-vous ?). Bref, rien ne vaut une bonne vieille pelle et de l'huile de coude (comme dirait mon grand-père !).

Le Chili Works et son chemin pas vraiment déneigé (en contre-jour !)

Pour la petite histoire, l'un des 3 latinos de la gargote m'a repéré à zoner sur son territoire, en train de prendre des photos et n'a pas hésité à aller à ma rencontre pour me demander sèchement ce que je faisais à tourner autour de sa gargote sur son parking. "Euh, I'm just taking pictures. Souvenir. I like your food...". Pas eu le courage de lui expliquer.

L'amérique, c'est parfois vraiment extraordinaire !

mardi 15 janvier 2013

Road trip from Albuquerque to Los Alamos : la Vidéo

Comme promis, je me suis décarcassé ce soir (il est quand même plus d'1 heure du mat') pour vous sortir ma 1ère vidéo qui retrace mon parcours d'Albuquerque à Los Alamos en voiture. J'ai du réapprendre à me servir du logiciel "la daube 1er " qui est puissant, trop puissant car il faut pas moins de 1h et la consultation de 4 sites web pour réussir à caler quelques ralentis tellement il y a d'options et de boutons/curseurs sur l'interface.
Pour vous motiver à la regarder, je vous ai inclus 2 petits passages sympathiques (et non, ce n'est pas des femmes ou des hommes tous nus sur le bord de la route)... 
Grâce au dispositif à ventouse pour maintenir ma mini caméra super rapide trop de la balle, le résultat n'est pas dégueu (ou tout du moins vous ne devriez pas avoir la gerbe), et s'approcherait presque du film Drive, rien que ça ;-)! Je pense que la ventouse est partie pour rester constamment collée sur mon pare-brise, pour être toujours prêt à faire des vidéos (à l'insu de leur plein grès, un peu comme les cops ricains qui ont toujours une caméra à l'avant de leur voiture).


 (Bande son du groupe : OneRepublic - Good Life)

Bon aller, je vais me coucher, la science m'attend demain !

dimanche 13 janvier 2013

Retour en terre (in)connue

Je pensais avoir écrit la dernières niouzes de ce blog, il y a près de 5 ans, 5 ans déjà, c'est fou comme le temps passe vite, très vite ! Je ne pensais pas que le fameux "I''ll be back" de l'ex-gouverneur de Californie s'appliquerait aussi à moi.
Sous la pression de la foule, je reprends donc mon blog pour une 2nde saison. Celle-ci débute par cette 1ère niouze que j'écris bien confortablement assis devant mon bureau, au 2nd niveau de mon duplex, avec vue sur la montagne de Jemez, la classe quoi !
Je suis donc bien arrivé à Los Alamos, Nouveau-Mexique, USA...... après plus de 36h de voyage quand même. Comme je sais que certains d'entre-vous sont friands de petites anecdotes, je ne vais pas me gêner et tenter de vous en conter quelques-unes qui ont émaillées mon trip back to Los Alamos, the atomic city !

Vendredi matin, levé 6h, départ 7h, je vous épargne les détails du bouclage de ma valise qui n'a pas été facile à cause de tout le matos que je transporte avec moi cette fois-ci : mon inséparable appareil photo, 3 objectifs photo (dont mon 70-300mm qui fait 30cm, rien que ça), le pied photo, un sac plastique rempli raz la gueule de chargeurs en tout genre, une nouveauté, ma caméra GoPro, un petit bijou de techno que je vais tenter de maitriser, un tout nouveau PC pour pouvoir faire tourner ma GoPro (logique, non ?), quelques guides de voyage (je ne peux pas m'en empêcher).... et puis mon matériel scientifique, autrement dit, du matériel électronique et des échantillons, dont mes drôle échantillons tous blancs (je les ai banalisés pour passer la douane, malin ? hihi)...... et bien sûr quelques fringues chaudes, en plus de mon équipement spécial french lover (si vous êtes gentils, je vous montrerai quelques photos décentes) que m'ont offerts mes collocs' avant mon départ.

Bref, ce matin là, je suis accompagné de mes autres collocs', ceux de Bondy, autrement dit mes parents. Pour rejoindre l'aéroport depuis Bondy, mes parents font leur baptême du tram-train T4, puis RER B. Je suis tout content de partir et aussi de prendre un vol Delta jumelé Air France (j'évite American Airlines depuis la dernière fois), à moi le super service et le super confort ! Confiant, je m'installe à ma place au fond de l'appareil et là, 
1ère surprise : PAS d'écran individuel, juste une tablette, rien, nada. Les 11 heures de vol vont être longues...

2ème surprise : le mec qui s'installe à coté de moi a tout d'un fermier mormon qui retourne chez lui dans l'UTAH : longue barbe fournie, casquette de base-ball vissée sur la tête, visage émacié, grand, polaire sans manche, jean un peu crado. Pendant le voyage, il sort son iPad et lance un application improbable : tractors-giants-agriculture. Depuis, j'ai vérifié, cette application existe vraiment, elle coûte 5.49€ sur l'Apple store, un truc de dingue !

Capture d’écran iPad 2
(accéder à l'appli)
Bref, cela confirme bien que ce n'est pas un simple touriste, amoureux de Paris, so cute la Eiffel Tower, mais plutôt un fermier. Pour en avoir le cœur net, je me lance dans un mini interrogatoire. Résultat, j'avais tout faux. Ce mec venait du Niger. Ah, première nouvelle ! Et ce n'était pas pour les vacances non plus, ni pour une quelconque mission d'évangélisation. En réalité, mon voisin travaille en Afrique, où, tenez vous bien, il conduit les supers gros camions (Komastu) qui circulent dans les mines à ciel ouvert. Il y passe des périodes de 2 mois suivies d'un retour au bercail, en Arizona pendant 1 mois entre chaque mission. Ce mec m'impressionne !

Pendant notre vol, nous survolons le Groenland. C'est tout blanc, avec des montagnes, toutes blanches elles aussi. C'est assez irréel.


Puis nous survolons un bout de banquise. Les dessins que font les différentes parcelles de glace me font penser à des cracks (comme les fameux cracks que je vois dans mes os. Désolé, simple déformation professionnelle). Vue du ciel, le spectacle est magnifique


Après avoir regardé la mini TV pour 30 passagers, puis épuiser mon massive phone à regarder les premiers épisodes de la dernière saison de Six Feet Under, nous sommes enfin arrivés à Salt Lake City, capital des Mormons.

Mon passage devant le service immigration s'est ...... très mal passé. En effet, j'avais quelque peu oublié de mettre à jour mon ESTA (le Visa électronique). Bah oui, je viens tellement souvent aux states que j'y allais les mains dans les poches cette fois-ci ! En plus, j'ai eu la bonne idée de dire au policier que je venais sur leur territoire pour faire du business (je voulais absolument avoir mon Business Waiver pour être remboursé de mes frais. Je ne voulais pas du Tourist Waiver. Je n'ai donc pas fait dans la finesse). Ce qui fait qu'il m'a souri aimablement, ne m'a pas rendu mon passeport et à appeler son boss pour qu'il me traite de la façon que je méritais. Je commençais gentiment à faire dans le benne pour rester poli. Sur les injonctions du boss, j'ai récupéré ma grosse valise avec tout mon matos, avec je vous le rappelle, mes fameux échantillons tous blancs. Il me conduisit ensuite dans une petite pièce qui se rapprochait pas mal de ce qu'on imagine être une anti-chambre de la cellule pour clandestins ou trafiquants. Ayant bien lu sur mon visage un état de décomposition avancé, il me montra le fauteuil où m'asseoir et surtout la porte des toilettes. Quand ce fut mon tour, je n'étais plus du tout inquiet de louper ma correspondance, je cherchais juste à ne pas louper mon séjour aux USA. J'ai donc répondu sagement aux questions du nouveau policier, heureusement j'avais un papier officiel qui expliquait ce que je venais faire ici, il a aussi appelé la secrétaire du chef du labo de Los Alamos et m'a laissé repartir après une bonne demi-heure de questions..... heureusement sans avoir à ouvrir ma valise et à justifier la présence de mes échantillons un peu spéciaux. Par contre, avec tout ça j'ai loupé mon vol pour Albuquerque. Il était environ 14h, heure locale (soit 22h, heure française), mon prochain vol pour Albuquerque partait à 22h (soit 6h, heure française), le calcul était vite fait, j'avais 8 heures à tuer dans l'aéroport de Salt Lake City. Ce fut long long long et encore long. Je suis resté de longues heures face à une fenêtre, à 15h, 16h.... toujours la même à 20h.

Vue depuis la fenêtre de jour
Vue depuis la MÊME fenêtre de nuit
L'avion est parti avec 30 min de retard, allez, c'est cadeau, même pas mal. J'étais devenu un vrai zombi, prêt à dormir n'importe où, n'importe comment.

J'abrège, à Albuquerque, je récupère ma voiture de loc. Le mec du comptoir très gentil, s'est assuré que je n'allais pas tenter d'aller à Los Alamos, 2h30 de route, le soir même (ou matin, il était presque 8h du mat' heure française). J'ai donc foncé à MON motel. Je dis bien MON, puisque j'ai séjourné plusieurs fois dans ce motel qui ne paye pas de mine, il y a déjà 5 ans de cela. Au Stardust Inn, le même mec qu'il y a 5 ans m’accueillit en pyjama, la gueule en vrac (le pauvre, je venais de le tirer de son sommeil pour qu'il me donne ma chambre). 1:14 du mat', je suis enfin dans ma chambre, avec un vrai lit où dormir. Je m'endors sans demander mon reste.
La preuve...
Mon motel (il a été créé dans les 50, lorsque la route sur la gauche était encore la fameuse route 66)
Le lendemain matin, départ pour Los Alamos, après une petite balade dans Albuquerque désert (je vous montrerai des photos dans une prochaine niouze. Le centre ville est assez incroyable). J'ai installé la GoPro dans la voiture et j'ai filmé une bonne partie du trajet. La vidéo sera disponible après montage pour vous épargner des minutes de "je roule sur une autoroute, je m'arrête à un feu rouge, puis un autre, oh encore un autre, je double une voiture, houlala....".

Petit arrêt chez KoKoMan, toujours là, fidèle au poste. C'est le paradis de l'alcool, où des quantités de bouteilles de toute sorte d'alcool sont entreposées sur des mètres et des mètres (de long et de haut). Un truc de fou.


Puis arrivée sans encombre dans mon nouveau chez moi (pour les 3 prochaines semaines).
Il m'aura donc fallu plus de 36h pour rejoindre Los Alamos, USA depuis Bondy, FRANCE, mais j'y suis, c'est le principal, et avec tous mes échantillons s'il vous plait !

La suite au prochain numéro, si vous le voulez bien, bien sûr !